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“Être bête comme ses pieds”, “se lever du pied gauche”, “mettre les pieds dans le plat”… nos pieds sont mal aimés, rejetés, ostracisés par la langue française.
Très injustement !
Car ils revêtent une importance fondamentale pour l’être humain bipède : ils lui permettent de se maintenir en équilibre debout.
Comment ? En étant, avec l’œil, l’un des capteurs principaux du système postural.

Le pied : exocapteur et endocapteur du système postural

Le pied est qualifié à la fois d’exocapteur et d’endocapteur du système postural.

Le pied exocapteur

Lors de l’appui au sol, les mécanorécepteurs de la plante du pied envoient des informations sensitives au cerveau sur :

  • la texture et la qualité de la surface,
  • le niveau de contact entre le pied et le sol.

Le pied endocapteur

Mais le pied renseigne aussi le système nerveux central sur la position des différentes parties du corps, participant ainsi à la proprioception.
La proprioception est souvent qualifiée de sixième sens. Concrètement, c’est elle qui vous permet de vous toucher le nez avec le doigt tout en ayant les yeux fermés.
Dans le cas du capteur podal, ce rôle est dévolu aux récepteurs situés dans les muscles et les ligaments des articulations du pied et de la cheville.

Ces différentes informations sont ensuite intégrées par le système nerveux central. Le cerveau y répond via la contraction ou le relâchement des muscles toniques, dépendamment de la situation. La finalité de ce système de régulation est de maintenir la projection du centre de gravité du corps dans un périmètre acceptable afin d’éviter la chute.

Un exemple concret

Debout sur un tapis roulant à l’arrêt, celui-ci s’incline de manière progressive.
Le cerveau perçoit :

  • par l’intermédiaire des mécanorécepteurs de la plante du pied : un appui majoré sur vos talons
  • par l’intermédiaire des propriocepteurs situés dans les tendons des muscles tibiaux antérieurs étirés : une variation de l’angulation des chevilles

Il en conclut à une bascule du corps vers l’arrière. Il va y répondre en vous faisant pencher en avant par une contraction des muscles tibiaux antérieurs. Il s’agit d’une modification passagère et réversible de la posture.

En cas de dysfonctionnement du capteur podal

Pour illustrer notre propos, imaginons le cas extrême d’un clou planté dans la semelle d’une de vos chaussures.
Le clou va créer une épine irritative sous la plante du pied. Votre corps va y répondre en modifiant votre appui au sol et en déchargeant la zone qui repose sur le clou. Cette modification de l’appui va se répercuter sur l’ensemble du corps par des systèmes d’adaptation plus ou moins rapides : bascule du bassin, inclinaison des épaules, rotation de la colonne vertébrale…
Si le clou n’est pas retiré, le corps va évaluer cette nouvelle posture adaptée comme correcte malgré les contraintes que cela exerce sur l’ensemble du squelette. Avec le temps, ces contraintes excessives seront responsables de douleurs chroniques.
Mêmes conséquences si le clou est ôté trop tard.

Lorsque les informations issues des pieds sont asymétriques (différence d’appui au sol sur les 2 pieds) ou pathologiques (présence d’une épine de Lenoir par exemple), elles entraînent une réaction d’adaptation. Celle-ci induit un nouvel ajustement postural pathologique, que l’organisme considérera désormais comme le bon. L’ensemble du système continue à fonctionner avec un programme pathologique auto-adapté, générateur de contraintes et de tensions étagées.

Exemple

Pour illustrer notre propos, imaginons le cas extrême d’un clou planté dans la semelle d’une de vos chaussures.
Le clou va créer une épine irritative sous la plante du pied. Votre corps va y répondre en modifiant votre appui au sol et en déchargeant la zone qui repose sur le clou. Cette modification de l’appui va se répercuter sur l’ensemble du corps par des systèmes d’adaptation plus ou moins rapides : bascule du bassin, inclinaison des épaules, rotation de la colonne vertébrale…
Si le clou n’est pas retiré, le corps va évaluer cette nouvelle posture adaptée comme correcte malgré les contraintes que cela exerce sur l’ensemble du squelette. Avec le temps, ces contraintes excessives seront responsables de douleurs chroniques.
Mêmes conséquences si le clou est ôté trop tard.

Quelles sont les causes d’un dérèglement du capteur podal ?

La pathogénicité du pied est multifactorielle. Ses causes peuvent être :

  • congénitales : pieds bots, pieds creux, pieds plats, hallux valgus (déformation du gros orteil)…
  • acquises : entorse, fracture, ongles incarnés…
  • iatrogènes (effets indésirables suite à un traitement) : orthèses plantaires
  • adaptatives : à un dérèglement d’un autre capteur postural comme le capteur oculaire

Quand faut-il penser au pied ?

Certains signes peuvent être symptomatiques d’un dysfonctionnement du capteur podal : douleurs lombaires ou lombalgies, douleurs aux genoux, spondylolyse ou spondylolisthésis, coxarthrose…
Ils apparaissent en cours de journée, sans prédominance matinale ni vespérale, après une longue période en position debout.Souvent, ils sont atténués par la position assise.

Comment mettre en évidence son implication ?

Par une évaluation minutieuse de la voûte plantaire, de l’aspect symétrique ou non de l’arrière-pied, de la mobilité du moindre petit os du pied… l’ostéopathe spécialisé en posturologie réalise un bilan postural complet à la recherche d’un éventuel déséquilibre du capteur podal responsable d’une “mauvaise posture”.
Alors donnons aux pieds la place qu’ils méritent. Réhabilitons les pieds.
Bon pied bon œil !

Note : Consultez toujours un professionnel et suivez les recommandations de votre médecin, ou professionnels de la santé qui vous accompagnent. Le soin d’ostéopathie ne remplace pas le suivi médical dont vous pouvez bénéficier.

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Equipe d'ostéopathes membres de la Clinique d'Ostéopathie SER à Montréal.

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