Torticolis ou cervicalgie ?

Concernant 2 personnes sur 3 au moins une fois dans leur vie, le torticolis est une affection courante, que l’on peut classer dans la catégorie des cervicalgies, c’est-à-dire des douleurs du cou ou de la nuque. Il s’agit d’une cervicalgie aiguë, dont la durée ne dépasse pas plusieurs semaines.

Le torticolis se définit médicalement comme une torsion du cou due à la contraction de l’un des muscles sternocléidomastoïdiens. Il survient sans cause apparente, souvent pendant la nuit, suite à un « faux mouvement » ou une mauvaise position lors du sommeil. Au réveil, les muscles de la nuque sont durs, le cou est fléchi du côté atteint et la tête est tournée du côté opposé. Les mouvements de la tête deviennent douloureux. Elles sont susceptibles de s’accompagner de maux de tête et de vertiges.
Dans certains cas, la douleur peut irradier jusque dans le dos ou les bras. Il faudra alors écarter toute possibilité de hernie discale qui se caractérise par l’atteinte d’un ou plusieurs disques intervertébraux. Au niveau du rachis cervical, elle est une des causes de névralgie cervico-brachiale.
Son origine peut être aussi neurologique. Une irritation continue du nerf spinal qui donne son innervation aux grands muscles rotateurs du cou peut provoquer des contractions répétées et douloureuses de ces muscles : c’est le torticolis spasmodique.

Enfin, un torticolis peut survenir à la suite d’un traumatisme plus ou moins ancien (accident de voiture, coup du lapin, chute…) qui a généré une anomalie mécanique au niveau des surfaces articulaires des vertèbres cervicales.

L’anxiété, le stress, une mauvaise posture au travail sont autant de facteurs favorisants son apparition.

En général, les examens radiologiques sont rarement nécessaires. Ils peuvent révéler de l’arthrose cervicale qui n’est pas un signe de gravité. Bon nombre de personnes ont de l’arthrose sans pour autant souffrir du cou.3

En première intention, des anti inflammatoires ou du paracétamol peuvent être prescrits par le médecin pour soulager la douleur. Cela reste bien entendu à discuter directement avec lui, seul habilité à vous conseiller sur la prise de médicaments.

Dans ses formes les plus aigües, le torticolis peut entraîner un arrêt de travail de plusieurs jours.

« J’ai le cou bloqué ! », pourquoi consulter un ostéopathe ?

Les douleurs cervicales, dont les torticolis, représentent le deuxième motif de consultation ostéopathique le plus courant, juste derrière les douleurs lombaires.

En quoi l’ostéopathie peut-elle se montrer efficace dans leur prise en charge ?

Pour répondre à cette question, revenons un instant aux fondamentaux de cette thérapie.

Le but de l’ostéopathe est de redonner de la mobilité aux structures du corps humain qui en ont perdue, comme l’indiquait Andrew T. Still., fondateur de l’ostéopathie : « La Vie, c’est le Mouvement ! ».

Une étude réalisée en 2016 sur des personnes ne présentant aucun symptôme douloureux a montré l’efficacité des techniques ostéopathiques sur la mobilité de la colonne cervicale.

Or, le torticolis engendre une perte du mouvement du cou plus ou moins importante dans une ou plusieurs directions. Le système musculaire, en état de tension excessive, maintient les différentes articulations de la région cervicale dans un état dysfonctionnel, ce qui auto-entretient par voie réflexe (implication du système nerveux) le phénomène douloureux.

L’ostéopathe va donc utiliser différentes techniques afin de relâcher dans un premier temps la contracture musculaire des muscles cervicaux et par la suite restaurer la mobilité des structures articulaires dans le but de retrouver une bonne amplitude de mouvement. Il n’oubliera pas, dans sa démarche de prise en charge globale de la personne, de rechercher la cause déclenchante du torticolis qui, comme nous l’avons vu précédemment, peut être diverse et variée.

L’émission de santé AlloDocteurs n’hésite d’ailleurs pas à décrire les ostéopathes « comme parmi les mieux placés pour vous débarrasser d’un méchant torticolis. »

Quelques conseils pour éviter les récidives trop fréquentes

  • Pensez à l’ergonomie du poste de travail et si vous n’êtes pas sûr, faites appel à un ergothérapeute. L’atteinte cervicale causant le torticolis est une des principales localisations des troubles musculo squelettiques liés au travail
  • Luttez contre la vie sédentaire :
    – réduisez les activités prolongées devant un bureau, un ordinateur ou une télévision (qui donnent des tensions dans les muscles)
    – pratiquez une activité physique
  • Décontractez et étirez les muscles tous les jours, plusieurs fois par jour
  • Soyez attentifs aux mauvaises postures :
    – évitez de mettre le cou en avant ou la tête penchée vers l’arrière
    – évitez de dormir sur le ventre et utilisez un oreiller pas trop gros
  • Envisagez un soutien psychologique : il est utile en cas d’anxiété, de stress ou de dépression

(1) Vademecum Clinique – 17e édition – V. Fattorusso & O. Ritter – Éditions Masson 2004 – ISBN 2-294-01491-X
(2) https://www.allodocteurs.fr/j-ai-mal/au-dos/torticolis-cervicales/aie-j-039-ai-mal-au-cou_1772.html
(3) http://www.mongeneraliste.be/fichespatients/torticolis
(4) https://www.sante-sur-le-net.com/sante-quotidien/douleur/cervicalgie/
(5) Chantal Morin & Andrée Aubin – Primary reasons for osteopathic consultation : a prospective survey in Quebec – 2014 – PloS ONE 9(9): e106259. Doi:10.1371/journal.pone.0106259
(6) Xabier Galindez-Ibarbengoetxea & al. – Randomised controlled pilot trial of high-velocity, low-amplitude manipulation on cervical and upper thoracic spine levels in asymptomatic subjects – 2016 – International Journal of Osteopathic Medicine

Note : Consultez toujours un professionnel et suivez les recommandations de votre médecin, ou professionnels de la santé qui vous accompagnent. Le traitement ostéopathique ne remplace pas le suivi médical dont vous pouvez bénéficier.

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Equipe d'ostéopathes membres de la Clinique d'Ostéopathie SER à Montréal.

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