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Créé par Greg Glassman et son ex-épouse en 2001, le CrossFit n’a cessé de gagner en popularité depuis et de nombreuses box voient le jour dans le monde entier chaque mois.
Au Canada, ce sont des milliers de pratiquants qui suivent les exploits de leurs représentants nationaux dans les compétitions internationales : Carol-Ann Reason et Carolyne Prévost chez les femmes, Jeffrey Adler et Patrick Vellner chez les hommes, pour ne citer qu’eux.

Le CrossFit se définit par la répétition et l’enchaînement à haute intensité de nombreux mouvements et exercices issus de toutes les disciplines sportives : haltérophilie, gymnastique, course à pied, aviron, natation… Les entraînements, ou W.O.D. (pour Workout Of the Day) sont systématiquement différents, mélangeant différents types d’efforts physiques ou techniques. (1)

Bien que ce type d’entraînement ait fait ces preuves au niveau des bénéfices pour la santé et les performances sportives, des questions se posent concernant la sécurité pour l’intégrité physique de l’individu lorsque des mouvements plus ou moins complexes sont réalisés à haute intensité et sur un nombre élevé de répétitions.

Blessures

Avec un taux de blessure de 3,1 pour 1000 heures d’entraînement, le CrossFit présente un risque similaire à l’haltérophilie (3,3 pour 1000 heures), la gymnastique (3,1 pour 1000 heures) ou même la course à pied. Ce taux est bien inférieur à celui retrouvé pour des sports comme le football (140 pour 1000 heures) ou le hockey sur glace (78,4 pour 1000 heures). (2)

Contrairement aux fausses croyances, ce ne sont pas les débutants qui risquent le plus de se blesser lors de la pratique du CrossFit, mais plutôt les personnes expérimentées. En effet, les sportifs qui maîtrisent parfaitement les mouvements de base auront tendance à vouloir essayer des mouvements plus complexes ou encore à augmenter l’intensité de l’entraînement (lever des poids plus lourds, faire plus de répétitions…). L’esprit de compétition peut également mener le sportif à dépasser ses limites sans se soucier de sa condition. Ces sportifs sont alors plus à risque de se blesser. (3)

Les plus fréquentes

Les blessures les plus courantes au CrossFit se situent principalement :

  • aux épaules (25%) : tendinopathie de la coiffe des rotateurs, épaule instable, syndrome d’accrochage…
  • au dos (14,3%) : lombalgie, dorsalgie…
  • aux genoux (13,1%) : syndrôme fémoro-patellaire, pathologies méniscales…
  • aux coudes : épicondylites interne ou externe, syndrome de compression du nerf ulnaire…

Il s’agit de blessures de surutilisation ou de blessures traumatiques, parfois associées à une mauvaise technique.

L’intensité, couplée à un nombre élevé de répétitions et des charges lourdes sur des exercices très techniques peuvent expliquer leur apparition. (4) A titre d’exemple, les mouvements de pull-ups ou de overheads exposent l’athlète aux blessures à l’épaule s’ils ne sont pas bien exécutés. Le terme “épaule de CrossFitteur” est d’ailleurs passé dans le langage courant au sein des box.

Le risque de blessure augmente avec le nombre d’heures d’entraînement, la pratique de la compétition, en cas de modification de l’alimentation, avec une durée de pratique plus longue et avec un antécédent de blessure. (5)

Le rôle du coach ou d’entraîneur se trouve ainsi essentiel. Il doit adapter la séance au niveau de chacun et accompagner le sportif dans son apprentissage technique. Il s’assure aussi de la bonne exécution des mouvements tout au long des entraînements.

Crossfit : comment votre ostéopathe vous accompagne ?

En prévention pour éviter les blessures

Trop souvent en ostéopathie nous voyons les patients lorsque la blessure est installée, nécessitant un arrêt de l’activité sportive pour plusieurs jours ou plusieurs semaines, et cela même si nous leur procurons un soulagement instantané.

Pourquoi un geste que vous sembliez maîtriser, que vous répétiez des dizaines voir des centaines de fois sans que vous ne ressentiez la moindre douleur, devint subitement pathogène ?
Excès de confiance, manque de récupération, mauvaise hygiène de vie ? Il faut y penser. Mais votre corps est également une unité et tout point de déséquilibre aura une répercussion à plus ou moins grande distance.
C’est pourquoi la prévention devrait tenir une place bien plus importante dans toute pratique sportive. Alléger les tensions, redonner de la mobilité, corriger une mauvaise posture sont autant de clés préventives pour éviter qu’une blessure ne s’installe.

L’instabilité est une perturbation fonctionnelle pouvant entraîner des subluxations ou luxations. Elle touche principalement les femmes jeunes avec une faible musculature, les patients avec d’importantes ruptures de la coiffe et les athlètes de moins de 40 ans, spécialement les nageurs et les lanceurs de poids.
Les symptômes sont souvent vagues et aspécifiques, rendant le diagnostic difficile. On retrouve régulièrement une appréhension à l’armé du bras. Typiquement, les personnes atteintes ont une mobilité accrue de l’articulation de l’épaule et souvent des signes d’hyperlaxité généralisée. (4)

En accompagnement d’une reprise suite à une blessure

Après avoir subi une blessure, l’ostéopathe aura à cœur de travailler sur le manque de mobilité résiduel altérant les mouvements fonctionnels. Il s’associera aux autres thérapeutes sportifs pour que l’athlète récupère une condition physique optimale à une reprise sécuritaire des séances de CrossFit.

Le CrossFit met beaucoup de pression sur le corps humain. Je mets mon corps dans des positions vulnérables à tous les jours.
Les traitements en ostéopathie enlève de la pression où j’en ai besoin. Dans mon cas : au niveau du bas du dos et des hanches. Mes difficultés à me pencher ont pratiquement disparu à 100% en quelques traitements.

Jeff Adler5ème au CrossFit Games 2020 - Membre fondateur de CrossFit Wonderland (CrossFit Affiliates)

(1) https://www.sci-sport.com/articles/frequence-et-nature-des-blessures-en-crossfit-096.php
(2) https://www.kinesport.info/Les-blessures-au-crossfit-plus-frequentes-que-dans-les-autres-formes-de-travail_a3581.html
(3) https://oppq.qc.ca/blogue/crossfit-et-physiotherapie/
(4) https://www.lafrenchco.fr/2018/03/19/nature-et-frequence-des-blessures-dans-la-pratique-du-crossfit/
(5) J. Petit et al. – évaluation du taux de blessures chez les pratiquants de CrossFit en France – Journal de traumatologie du Sport – 35(1):59 – 2018

Note : Consultez toujours un professionnel et suivez les recommandations de votre médecin, ou professionnels de la santé qui vous accompagnent. Le soin d’ostéopathie ne remplace pas le suivi médical dont vous pouvez bénéficier.

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Equipe d'ostéopathes membres de la Clinique d'Ostéopathie SER à Montréal.

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