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Des douleurs insupportables pendant les règles ou les rapports sexuels, une fatigue extrême, des troubles digestifs, une infertilité et parfois même des crises de sciatique… Ces symptômes peuvent révéler une endométriose. (1)
L’endométriose représente la troisième cause d’hospitalisation pour raison gynécologique aux Etats-Unis. (2) Elle peut toucher toutes les femmes depuis la vie foetale jusqu’à la ménopause, les principales femmes atteintes étant celles en âge de procréer, avec une prévalence de 5 à 10%. Cette maladie peut atteindre 40% des femmes venant consulter pour une infertilité. (3)
La méconnaissance actuelle de la maladie du grand public et des acteurs du système de soins explique que le diagnostic soit encore évoqué longtemps après l’apparition des premiers symptômes, en moyenne de 8 à 12 ans. Ce phénomène en fait l’une des pathologies courantes présentant le plus grand retard diagnostic.

Quel est son mécanisme ?

L’endométriose se caractérise par le développement de tissus, semblables à ceux qui tapissent l’intérieur de la cavité utérine, ailleurs dans le corps de la femme. Ils se retrouvent en général sur les ovaires, les trompes ou le péritoine environnant. Même s’ils ne sont pas à leur emplacement normal, ces tissus réagissent au cycle menstruel de la même façon que ceux de la couche interne de la cavité utérine : chaque mois, le tissu s’épaissit, se décompose et se détache. Le sang menstruel de l’utérus est expulsé du corps par le vagin. Au contraire, le sang et les tissus dus à l’endométriose n’ont aucun moyen de quitter le corps, ce qui provoque de l’inflammation et parfois de la cicatrisation (adhérences), qui, dans les deux cas, provoquent de douloureux symptômes et peuvent causer de la difficulté à devenir enceinte. (4)

Que propose la médecine traditionnelle ?

L’une des solutions pour lutter contre l’endométriose est le traitement hormonal, à l’aide d’une pilule en continu ou d’un stérilet.

Malheureusement, l’endométriose n’est souvent diagnostiquée qu’à un stade assez avancé. La chirurgie est alors un des recours afin de supprimer les kystes et lésions provoqués par la maladie. Cependant, même après leur disparition, les lésions peuvent laisser des traces sur les organes, les nerfs, et continuer à être douloureuses.

La mésothérapie et l’activité physique permettent d’atténuer la douleur. L’hypnose peut et la relaxation facilitent la gestion des souffrances. Enfin, un soutien psychologique est parfois indispensable car la douleur chronique est usante physiquement et psychologiquement.

Quelles prises en charge pour les RGO ?

Une fois le diagnostic réalisé par le médecin, le traitement consiste à diminuer l’acidité de l’estomac afin d’atténuer les symptômes de reflux par la prescription médicale d’anti-acides, d’alginates ou d’inhibiteurs de la pompe à protons.

Des mesures préventives peuvent être préconisées:

  • diminuer la prise d’aliments gras et acides
  • arrêter le tabac
  • perdre un peu de poids
  • manger léger le soir
  • dormir sur le dos avec le buste légèrement surélevé
  • éviter les activités sportives et de se coucher juste après les repas.

La chirurgie est réservée aux patients ayant un inconfort majeur malgré le traitement médical.

Pourquoi consulter un ostéopathe si je souffre d’endométriose ?

Les souffrances dues à l’endométriose ne s’expliquent pas par un seul et unique mécanisme mais trois : physiologique, corporel et psychique. À la base, elles viennent d’une inflammation pendant les règles mais pas seulement. La maladie entraîne aussi une irritation des petits nerfs situés autour de la région de l’utérus. Ces nerfs irrités entraînent également une immobilisation des tissus et des organes. Rigides, ils deviennent eux-mêmes douloureux. Pour finir, on observe un embrasement cortical ou en d’autres termes une réaction du cerveau qui augmente la perception de la douleur. (5)
Grâce à une mobilisation douce concentrée sur la zone du bassin, l’ostéopathie redonne de la mobilité aux tissus internes, relance la circulation sanguine et lève les tensions ligamentaires. Mais le corps au complet sera évalué afin de diminuer toutes les tensions qui pourraient influer sur la région pelvienne et sur son contenu viscéral.

De ce fait, l’ostéopathie a montré une amélioration de la qualité de vie chez des patientes ayant des douleurs liées à l’endométriose, d’après la Haute Autorité de Santé. (6)

(1) -douleurs-liées-aux-règles 258.html
(2) Audebert & al. – L’endométriose, Précis de gynécologie obstétrique – Éditions Masson – 2003
(3) S. Colette, S et J. Donnez – Aromatase et endométriose : mythe ou réalité ? – Gynécologie obstétrique & fertilité, 38, 305-306 – 2010
(4) https://www.yourperiod.ca/fr/endometriosis/what-is-endometriosis/
(5) http://madame.lefigaro.fr/bien-etre/endometriose-comment-gerer-douleur-sophrologie-hypnose-meditation-070316-113267
(6) HAS – Prise en charge de l’endométriose – 2017

Note : Consultez toujours un professionnel et suivez les recommandations de votre médecin, ou professionnels de la santé qui vous accompagnent. Le soin d’ostéopathie ne remplace pas le suivi médical dont vous pouvez bénéficier.

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Equipe d'ostéopathes membres de la Clinique d'Ostéopathie SER à Montréal.

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