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En 2018, environ 3 millions de canadiens jouaient au tennis de manière assidue, un peu plus de 10% de la population québécoise âgée de plus de 15 ans. Le tennis fait partie du top 10 des sports les plus pratiqués au Canada. (1)

Qu’il soit récréatif ou compétitif, le tennis apporte de nombreux bienfaits thérapeutiques à ses pratiquants. (2)
Il peut être pratiqué par tous quel que soit son âge, son passé sportif et son état de santé : les contre-indications sont minimes. Il combine des efforts d’endurance et de résistance. Une étude réalisée par un groupe international de chercheurs classe même les sports de raquettes comme les plus bénéfiques, montrant une diminution du taux de mortalité d’origine cardio-vasculaire de 56% pour leurs pratiquants. Il contribue également au maintien de la cognition et de la mémoire en faisant travailler la concentration, l’agilité et la coordination. De plus, par son côté ludique et convivial, il participe à créer du lien social.

Toutefois, comme tout sport s’il est pratiqué avec excès ou avec une mauvaise technique, il peut être source de différentes blessures. Un matériel non adapté ou un manque d’échauffement sont également à considérer.

Tennis : les blessures

Avec un taux de blessés de 4% (3), le tennis reste le 2ème sport avec le moins de blessures derrière le baseball.
Chez les joueurs professionnels, l’incidence atteint 2,7 blessures pour 1000 heures de pratique.
Elle semble plus élevée chez les joueurs amateurs : entre 3 et 3,7 blessures pour 1000 heures de pratique.
Ces blessures s’avèrent invalidantes dans le quotidien et peuvent affecter la qualité de vie. 83 % des blessures causées par le tennis entraînent un arrêt de la pratique sportive qui dure entre 8 et 30 jours dans la majorité des cas.
Entre 16 et 20 % d’entre elles aboutissent à un arrêt de travail.
L’hospitalisation ne concerne que 3 % des joueurs de tennis blessés. Elles peuvent aussi causer l’arrêt d’une carrière de haut niveau. (4)

Les plus fréquentes

Les blessures au tennis peuvent concerner toutes les parties du corps. Alors que les blessures aiguës semblent prépondérantes au niveau des membres inférieurs (47%), ce sont les membres supérieurs (36%) qui sont davantage touchés par les blessures chroniques.

En ce qui concerne les blessures des membres inférieurs, ce sont les changements rapides de direction et les déplacements latéraux, sur des surfaces plus ou moins glissantes (terre battue, gazon), qui seront responsables de traumatismes :

  • entorses ligamentaires de cheville ou de genou
  • élongations musculaires du mollet ou de la cuisse.

Pour les membres supérieurs, ce sont la répétition des gestes techniques (services plus particulièrement) et les microtraumatismes itérés (comme les vibrations du cordage) qui seront à l’origine de pathologies chroniques :

  • le coude est le plus atteint chez le joueur de tennis amateur (18,3% des blessures) : tennis elbow ou épicondylite latérale, golf elbow ou épicondylite médiale, atteinte du nerf ulnaire…
  • l’épaule est l’articulation la plus touchée chez le joueur professionnel (12,6% des blessures) : instabilités de l’épaule, tendinopathies de la coiffe des rotateurs, SLAP lésions…
  • le poignet arrive en dernière position : ténosynovite de De Quervain, syndrome d’intersection…

Comment votre ostéopathe vous accompagne ?

Les contraintes auxquelles sont exposés les joueurs de tennis peuvent avoir des répercussions sur l’ensemble du corps. L’hyper-sollicitation des membres supérieurs entraîne des tensions et des restrictions de mobilité regroupées sous les termes de “dysfonctions ostéopathiques”. Ces dysfonctions favorisent sur le long terme le développement de pathologies.
Une étude réalisée par une étudiante en ostéopathie dans le cadre de son mémoire de fin de cursus (5) a montré que chez le joueur droitier, l’épaule droite, le coude droit et les poignets droit et gauche présentaient le plus de dysfonctions ostéopathiques.
Mais pas seulement : le rachis thoracique (milieu du dos) et les côtes droites étaient aussi le siège de nombreuses dysfonctions.

Privilégier la prévention

L’ostéopathe possède une approche à la fois curative et préventive. Cette dernière se révèle essentielle dans la prise en charge du joueur de tennis. Comme le dit le dicton populaire : “mieux vaut prévenir que guérir”. En redonnant de la mobilité aux tissus qui en ont perdu, l’ostéopathie permet souvent d’éviter l’installation d’une pathologie qui pourrait s’avérer chronique. Bien entendu, la prévention doit se faire en amont : ne pas négliger l’échauffement, maîtriser le geste technique, utiliser un matériel adéquat…

Favoriser le retour à la pratique

En cas de blessures, son action se fera en coordination avec les spécialistes de la réhabilitation. Il en recherchera l’origine et soulagera les articulations en contrainte afin d’éviter toute récidive.

Les effets bénéfiques du tennis sont multiples et contribuent à maintenir ses pratiquants en forme physiquement et mentalement. Afin de continuer à profiter de votre sport favori, consultez un ostéopathe de manière régulière pour éviter toute blessure qui pourrait vous écarter des terrains.

Anthony LopezOstéopathe DO & Posturologue

Références

(1) https://annualreport2018.tenniscanada.com/fr/
(2) https://www.fft.fr/la-federation/sport-sante/tennis-sante
(3) D. Hamel & B. Tremblay – études des blessures subies au cours de la pratique d’activités récréatives et sportives au Québec en 2009-2010 – institut national de santé publique du Québec – ISBN : 978-2-550-65539-8 – 2012
(4) C. Martin – analyse biomécanique du service au tennis : lien avec la performance et les pathologies du membre supérieur – Education. Université Rennes 2 – NNT : 2013REN20042 – 2013
(5) M. Woroniak – ostéopathie et tennis : prévalence dysfonctionnelle du membre supérieur chez les joueurs de tennis amateurs – IDO – 2017

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Equipe d'ostéopathes membres de la Clinique d'Ostéopathie SER à Montréal.

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